J’ai visionné hier le fameux documentaire
VHS Kahloucha de
Nejib Belkadhi.Un Documentaire poignant et extrêmement sensible qui à toucher chaque Tunisien dans la salle , à sa maniére . Pour moi ce documentaire est à insérer dans les annales du Cinéma Tunisien.
Son succès, immense en Tunisie et dans les festivals à l’étrangère grâce entre autre à la présence des Tunisiens vivant à l’étranger, peut s’expliquer en partie par un savant mélange de notre culture tunisienne et surtout par cette nouvelle fraicheur qui a déserté depuis trop longtemps nos écrans.
Le documentaire il faut le dire est très bien fait .Professionnellement parlant, la qualité du montage, le son et la facture de l’image est parfaite.
Mais ce qui est magique à la limite dans ce film c’est l’essence de notre tunisianité. Une musique à l’image de notre jeunesse ouverte sur le monde mais Tunisienne non pas chaabi mais actuel... Le choix de
Neshez pour la bande sonore et qui représente ce nouvel essor d’une culture tuniso-tunisienne qui s’assume dans toute ses contradictions et qui en font sa richesse.
Et puis surtout c’est la représentation des gens, de la miziria de certains de nos compatriotes, de notre mode de vie, des cafés, de la Chkoba, ca parle du T’maaqiir , de notre sens du ridicule et de la dérision.
Mais aussi l’amour de la vie qu’on croque à pleine dents avec le peu de moyens
Épicurien, bon vivant qui aime la chair et l’alcool. Tolérant et incroyablement caméléon. Égoïste, egocentrique tout en faisant preuve d’un sens profond de l’altruisme et de l’amitié. Mais ne touchez jamais à son ego trop petit pour un si petit pays. Rires et pleurs, maktoub , joie de vivre désespéré, espoirs et réalisme…