jeudi, septembre 27, 2007

Grisaille Montréalaise

Depuis ce matin, Montréal se retrouve sous la pluie qui recouvre la ville d’un manteau gris si laid. Je déteste cette période de l’année synonyme de pourriture, de mort avec toutes ces feuilles mortes qui jonchent le sol

Je déteste cette agonie qui me rappelle que les grands froids ne sont plus si loin. Une grisaille qui se faufile au plus profond de votre âme et qui pourri votre humeur. Une dépression vicieuse pointe son nez et voudrait bien se faire un nid bien confortable dans votre inconscient pour le reste de l’année.


Mais cela est loin de perturber mon local qui adore l’automne synonyme de potages et fraicheur. Et c’est dans ces moments la que je m’aperçois que décidément je ne pourrais jamais m’habituer a cette nature canadienne. Mon corps rejette totalement cette putride agonie automnale.

Je suis un enfant du soleil, de la lumière, des couleurs éclatantes, des nuits chaudes et douces bercées par les chants des grillons et des vagues.
Je suis un enfant de la brise marine, du sable chaud, du sirocco et des parfums enivrants. Je suis un enfant des orages si bas, je suis un enfant des hivers doux, de la verdure hivernale des coquelicots qui fleurissent en janvier, de la joie de vivre.

Le prix du sacrifice me semble insupportable dans ces temps de grisailles …

4 commentaires:

Roumi a dit...

ah non ! je ne suis pas du tout d'accord, mon p'tit Zizou !

Tu exagères un peu quand même !

Bon il faut dire que l'automne est ma saison préférée (la saison des poètes !) et que je lui ai d'ailleurs consacré moi-même un poème :
http://roumientrelafranceetlatunisie.blogspot.com/
2006/10/un-automne-potique.html

Tu ne peux quand même pas résumer l'automne à la pluie et au ciel gris.

Que fais-tu, toi l'enfant du soleil, de ce soleil d'automne, flamboyant en fin d'après-midi ? Que fais-tu de ces dégradés de teintes chaudes que forment les multitudes de feuilles qui s'apprêtent à tomber des arbres ? N'y a-t-il vraiment rien qui trouve grâce à tes yeux ?

Franchement quand on se trouve saisi en fin d'après-midi par ce soleil bas qui irradie le ciel et le perce d'une lumière incroyablement puissante, on ne peut pas se sentir mal et déprimé.

Bien sûr il y a aussi des moments où il pleut, où il fait froid... c'est moins agréable il est vrai.

Cependant pour la pluie, personnellement elle ne me déplait pas, notamment quand je suis chez moi... et mieux encore dans mon lit... j'ai alors l'impression d'une sorte de bien être absolu... la pluie dehors et moi avec la couette bien remontée jusqu'au cou. :)

Bon et tu vois je n'ai pas parlé de fraîcheur, potages et autres choses de ce genre, ...

Quant à la pourriture et à la mort dont tu parles, il faut la voir comme une étape d'un cycle, ce qui meurt doit permettre à ce qui viendra ensuite de vivre. Et puis bon hein, tes coquelicots de janvier ils finissent bien par pourrir aussi ! Rien n'est éternel et à chaque saison on voit des choses croitre et d'autres décliner.

Bon bon bon... alors... faut te ressaisir Zizou ! :p Surtout que si tu commences à broyer du gris maintenant, qu'est-ce que ça va être en hiver ?! :p

Antar a dit...

Les coquelicots ne pourrissent pas elles se dessechent nuances et elles sont remplacees par d'autres fleurs qui elles aussit sont remplacees par celles de l'ete des bougainvilleirs , les roses , les hibiscus, le jasmin le chevre-feuille c 'est une nuance quand meme !

Roumi a dit...

oui oui Aziz. les feuilles des arbres elles se déssèchent aussi avant de pourrir... :)

Et le terme "pourrir" recouvre deux dimensions : l'altération et la décomposition. Déssecher c'est l'altération, première étape... puis vient la seconde, la décomposition... ton petit coquelicot désséché, il finit bien par se décomposer sinon tu le verrais éternellement dans un champ, ce qui n'est à l'évidence pas le cas... il pourrit donc bien aussi. :)

Bon sinon il y a à chaque saison une végétation particulière et il y a des fleurs en toute saison dans les régions tempérées même si elles sont bien plus nombreuses et variées au printemps et en été et même si plus on descend vers un climat chaud, cette sorte de raréfaction hivernale se trouve plus limitée dans le temps. Chaque saison a en tout cas ses couleurs, ses fleurs, cette coexistence de la vie et de la mort dans la nature, où que l'on soit. :)

Michelle - Artiste Peintre a dit...

Bonjour Antar,
Je découvre votre blog et particulièrement ce post qui m'a interpellée. Sachez que je ressens la même chose que vous et que l'automne n'est pas la saison que je préfère. Et la description trés esthétique de Roumi ne m'est pas trés convaincante.
Et oui je suis née en Tunisie et je porte en moi tous ses soleils, tous ses parfums, toutes ses odeurs.
Aussi je vous invite à venir vous ressourcer sur mon blog tout récent quand l'ombre de la morosité pointe le bout de son nez.

http://latunisiedemichelle.blogspot.com/